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Du cochon sauvage au cochon domestique

    11/17     
Halle de la villette
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Vive le porc maigre!

Loin des idées reçues! Un cochon peut désormais être "maigre", ce qui ne signifie pas qu´il soit mince ou anorexique. Depuis trente ans, les chercheurs de l´INRA, avec l´IFIP-Institut du porc, les éleveurs et leurs organisations, cherchent à produire un animal moins gras, correspondant à nos goûts supposés de consommateurs, soucieux de mieux manger. La présentation de la viande, sa couleur, ses qualités organoleptiques (tendreté, jutosité, saveur...), mais également ses qualités diététiques (teneur en lipides, composition des acides gras, teneur en cholestérol), sont autant de données désormais prises en compte.

Cette orientation, vécue par beaucoup d´éleveurs comme la seule voie d´accès au marché européen et international, s´accompagne d´un désir de mieux élever, y compris dans le cadre de porcheries industrielles. Dans ce système d´élevage hors-sol, les cochons sont élevés par groupe: celui des truies gestantes, celui des porcelets sevrés, celui des porcs à l´engrais...

L´efficacité est là, avec environ 25 porcelets sevrés par femelle, contre 14 seulement dans les années 1960. Et chaque animal a gagné 5 kg de muscle par rapport à son ancêtre.

Aux critiques massives faites à l´encontre de cette évolution porcine a répondu le lancement d´études orientées vers le bien-être de l´animal.

En 2004, l´INRA lançait le programme "Porcherie verte": il s´agissait de comparer les résultats entre des élevages sur caillebotis et des élevages alternatifs sur litière de paille avec accès libre à l´extérieur (courette). Les chercheurs ont obtenu une viande plus juteuse, une forte réduction des odeurs et moins de pathologies respiratoires.

Désormais, la législation impose aux exploitations créées après le 1er janvier 2003 la conduite en groupe des truies gestantes et des cochettes (jeunes truies), pendant quatre semaines après la saillie et jusqu´à une semaine avant la saillie. Chaque animal doit disposer d´un espace de 1,64 m² par cochette et 2,25 m2 par truie (7,5 m: en élevage bio), surface augmentée de 10 % pour les groupes de moins de six animaux et diminuée de 10 % pour ceux de plus de 40 têtes. La case doit faire au minimum 2,80 m de long. Les autres élevages ont jusqu´au 1ier janvier 2013 pour respecter ces nouvelles normes.

En même temps, l´élevage en plein air gagne lentement du terrain. Une étude anglaise le confirme, les porcelets élevés ainsi sont moins agressifs. Ils explorent davantage leur environnement et se battent plus rarement pour accéder aux mamelles de la truie. Juste écho de ces préoccupations, l´oeuvre d´assistance aux bêtes d´abattoir (OABA), présidée par un vétérinaire, remettait en 2005 à Eric Simon, éleveur de cochons en plein air dans le Tarn, un prix pour le récompenser de ses efforts (OABA, 10 place Léon-Blum, 75011 Paris ou www.oaba.fr).

D´autres initiatives voient le jour sous différentes mentions: agriculture biologique, agriculture raisonnée... Autant de démarches qui prennent en compte le respect de l´environnement, l´attente des consommateurs et l´intérêt économique des éleveurs. Mais garantir le "lien au sol" de notre sympathique cochon, c´est aussi mieux le connaître et mieux apprécier ses besoins!

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica



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