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Du cochon sauvage au cochon domestique

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Dossier: "Origine et Livre"   33-Gironde posté par Resus le 24-10-2020

Du cochon sauvage au cochon domestique

Porc aux champs
 

Introduction:

"Le porc est le grand chiffonnier de la nature, il ne s´engraisse aux dépens de personne. C´est pour cette fin que dieu l´a fait omnivore."

Alphonse Toussend

C´EST SOUVENT EN ALLANT AU-DELÀ des idées reçues que l´on peut vaincre une appréhension. Chacun sait que le cochon traîne derrière lui des siècles d´opprobre! Sa saleté, sa goinfrerie, ses grognements lui ont longtemps taillé la réputation d´animal paillard, peu fréquentable sinon dans un saloir. Des millénaires de proximité et de domestication n´ont pas suffi à gommer toutes les aspérités liées à sa présence. Allons fouiller le terreau de son histoire afin de mieux connaître l´étonnant parcours de cet animal sorti du bois qui allait devenir une tirelire à viande, puis l´as contemporain du jambon maigre. C´est toute l´épopée de ce mammifère, un monsieur habillé de gras et de soie!

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"Le porc est le grand chiffonnier de la nature, il ne s´engraisse aux dépens de personne. C´est pour cette fin que dieu l´a fait omnivore." Alphonse Toussend

C´EST SOUVENT EN ALLANT AU-DELÀ

des idées reçues que l´on peut vaincre une appréhension. Chacun sait que le cochon traîne derrière lui des siècles d´opprobre! Sa saleté, sa goinfrerie, ses grognements lui ont longtemps taillé la réputation d´animal paillard, peu fréquentable sinon dans un saloir. Des millénaires de proximité et de domestication n´ont pas suffi à gommer toutes les aspérités liées à sa présence. Allons fouiller le terreau de son histoire afin de mieux connaître l´étonnant parcours de cet animal sorti du bois qui allait devenir une tirelire à viande, puis l´as contemporain du jambon maigre. C´est toute l´épopée de ce mammifère, un monsieur habillé de gras et de soie!

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


La domestication de porcs a été faite dans 2 foyers indépendants : au nord de la Mésopotamie vers c. 7500 cal. BC. et en Chine vers c. 6000 cal. BC. Les plus anciennes traces connues de porcs domestiques se trouvent dans l´est de la Turquie et à Chypre, soit dans la région qui a vu la naissance de l´agriculture, et datent du IXe millénaire.


Une histoire ancienne

Comme nombre de nos animaux domestiques (la vache, la chèvre, le mouton...), le cochon a d´abord montré le bout de son groin en Asie Mineure et centrale. C´est au début de l´ère tertiaire que son ancêtre serait apparu, colonisant au gré de ses vagabondages les campagnes asiatiques avant de trouver gîte et couvert en Afrique et en Europe.

Longtemps, on lui a attribué un ancêtre au poil dur que mon oncle Paul surnommait "le cochon noir", chassé abondamment dans les forêts d´Anjou et d´ailleurs. D´après les études récentes des zoologues, notre porc descendrait rien moins que d´un cochon sauvage et non d´un sanglier, bien qu´il lui fût longtemps et naturellement affilié en raison de leur ressemblance.

Sans doute peut-on imaginer que des bandes de porcs plus ou moins sauvages approchaient les campements des hommes de Neandertal pour en chaparder les restes de nourriture. Cette proximité utilitaire a logiquement conduit à leur lente domestication. L´examen de squelettes permet de la dater vers 7 000 ans avant Jésus-Christ. Ln Europe, il semble que les premiers éleveurs de porcs aient tôt pratiqué l´ablation de leurs canines afin d´éviter les morsures. Dès l´apparition de l´écriture, au IVe millénaire, le cochon est présent dans le panthéon des Egyptiens, qui le consacrent à leur déesse Osiris.

Des porcheries prospèrent en Mésopotamie et en Syrie, preuve que le cochon est alors abondamment consommé au Proche-Orient. Sa graisse, connue sous le nom de "saindoux", figure dans des documents comptables trouvés dans les ruines de Babylone. Quelques milliers d´années plus tard, le cochon gagnera une réputation d´impureté et sa consommation sera limitée à certains jours, sur les rives de l´Euphrate et celles du Jourdain. L´antique loi juive a transmis cet interdit par la bouche du prophète Moïse car l´animal ne ruminant pas ne pouvait être sacrifié à Dieu comme le mouton ou la chèvre.

Cela n´entravait pas l´appétit des Crées et des Romains, qui le servaient à leurs repas. Les auteurs de l´Antiquité se plaisaient à en vanter les bienfaits et l´animal trouve sa place dans les écrits d´Aristophane, de Caton, de Pline et d´Homère, le poète de L´Iliade et L´Odyssée. Dans cette épopée, les compagnons du héros Ulysse sont transformés en pourceaux par les maléfices de la magicienne Circé, qui veut retenir le glorieux navigateur. "Amenez-moi promptement la victime la plus grasse, que j´offre un sacrifice à Jupiter", clame le porcher Eumée afin de faire revenir Ulysse dans sa patrie!

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica

La domestication de porcs a été faite dans 2 foyers indépendants : au nord de la Mésopotamie vers c. 7500 cal. BC. et en Chine vers c. 6000 cal. BC. Les plus anciennes traces connues de porcs domestiques se trouvent dans l´est de la Turquie et à Chypre, soit dans la région qui a vu la naissance de l´agriculture, et datent du IXe millénaire.


INTELLIGENCE ET VIE SOCIALE DES COCHONS

La recherche scientifique actuelle sur les cochons nous dit qu’ils :
-ont une excellente mémoire à long terme ;
-sont capables de comprendre un langage symbolique ;
-ont la notion du temps, se souviennent d’épisodes spécifiques de leur passé et anticipent des événements futurs ;
-excellent dans la navigation au sein de labyrinthes et dans d’autres tâches spatiales ;
-sont créatifs dans le jeu ...
Suite sur le site pour le bien être animal L214;
https www l214 com cochons intelligence et vie sociale

Si vous cherchez bien vous découvrirez sur ce site des vidéos épouvantables sur l´élevage intensif de cochons. Malheureusement la France n´est pas le seul pays à pratiquer l´élevage intensif.
Pourquoi ne pas promouvoir l´élevage extensif comme en Corse, dans le Béarn...

Le cochon fait lien social

La vocation de "garde-manger" du cochon est toujours actuelle et suscite des initiatives originales. C´est ainsi qu´en 2006 le magazine Courrier international relatait comment, en Hongrie, la mairie du village de Tarnabod avait lancé un "programme d´accueil" en direction de ses villageois les plus pauvres, majoritairement des Roms, afin de favoriser leur intégration. Chaque famille avait reçu deux cochons et dix poules, ainsi qu´une formation à l´élevage.

Un mets européen

La Pologne est désormais le 5e pays producteur européen de porcs, derrière l´Allemagne (num.1) l´Espagne (2e), la France (3e) et le Danemark (4e), dans une Union élargie à 25 nations. Tant mieux pour le cochon puisque la consommation européenne s´élève à 43 kg de viande par an et par habitant. Le Français, avec 36,2 kg consommé annuellement, semble avoir un moindre appétit que les Européens du Nord et les Espagnols, gros mangeurs de cochonnailles.

Jambon cru à la gauloise, recette

Dans un pot, mélangez avec une cuillère en bois cinq cuillères à soupe de sel fin, une cuillère à soupe de salpêtre et une de miel. Frottez une cuisse (un jambon) cru de cochon avec cette préparation. Dressez un lit de gros sel dans un saloir ou un grand pot. Couchez la cuisse en la posant sur la couenne (côté gras). Recouvrez de gros sel (environ 2 kg), mettez un couvercle. Laissez le jambon pendant trente jours en ajoutant du gros sel si nécessaire pour que le jambon reste bien couvert. Brossez le jambon, suspendez-le dans une pièce fraîche et aérée, encore au moins deux mois avant de le manger.

Aglaé Gaussen, La Cuisine gauloise, éditions Robert Morel, 1990.

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


Cochon des champs et cochon des villes

Nos ancêtres les Gaulois font volontiers bombance de cochons, plus ou moins sauvages et mâtinés de sanglier. Ils le représentent volontiers sur leurs étendards, lui reconnaissant de la bravoure en temps de chasse et une certaine divinité car il se plaît aux pieds des chênes sacrés, vénérés par les druides. Sur les parois des grottes humides ils vont trouver le salpêtre, si utile à la conservation des viandes. Tandis que les dents et les os entrent dans la confection de leurs ornements, les guerriers-paysans de la Gaule antique savent combien la consommation de lard constitue un excellent apport de calories en période de disette ou de froidure.

Au contact de générations de fermiers, de leur environnement naturel et des aliments disponibles, le cochon primitif va évoluer.

Passant du statut d´animal sauvage à celui de porc domestiqué n´ayant nul besoin de chasser pour survivre, il est devenu plus petit, ses dents se sont écourtées et son groin s´est affiné. La robe noire, commune à tous ses ancêtres, asiatiques ou non, va éclaircir et prendre au fil des siècles et des croisements la couleur rose qu´on lui connaît. Selon les régions, des silhouettes se dessinent et se distinguent comme celle des porcs limousins, gascons ou basques dont la couleur actuelle rappelle des métissages anciens. Au Moyen Age, il n´est plus seulement le cochon des champs; il devient celui des villes avec leur extension et le développement des marchés.

La simplicité de son élevage en fait l´animal le plus consommé, devant le mouton et le bœuf. En ces temps de faim prolongée, son image apparaît gravée sur les portes des cathédrales, symbole d´abondance au moment de Noël. Des communautés religieuses en élèvent, comme certains hôpitaux. Il vit en bande dans les cours, les venelles et les caniveaux, se nourrissant de déchets de toute sorte, jouant un rôle d´éboueur non négligeable.

D´anciennes rues ou places aux noms évocateurs de Marché-aux-Porcs, Marché-aux-Truyes, etc., témoignent d´une présence quelquefois encombrante, voire nuisible

Entre étals, charrettes et attelages, il contribue aux embouteillages urbains. A la page des accidents de la circulation, la mémoire de celui qui provoqua la chute mortelle du fils aîné du roi LouisVI le Gros, en 1131, est restée. A cette époque fut édicté le premier arrêté visant à l´exclure des voies publiques. Mais les gens d´armes avaient sûrement d´autres "chats à fouetter" puisque d´autres textes et interdictions ont jalonné les siècles. Une ordonnance royale de 1348 condamne à une amende de 60 sols tous ceux qui élèvent des cochons dans Paris, à l´exception de religieux liés à saint Antoine, l´actuel patron des bouchers-charcutiers! Des porcs sont même brûlés vifs pour avoir mangé des nouveau-nés.

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


Consommation parisienne au début du siècle:

Cela n´empêche nullement le développement de son élevage avec la multiplication des marchées aux pourceaux, connue ceux de Saint -Germain-en-Laye, près de Paris, puis de la Villette. Au XVIIIe siècle, la consommation parisienne serait de 15 000 porcs par an ; le président du parlement de Paris en élève jusque dans son hôtel de fonction. Les lieux d´équarrissage, qui recueillent les carcasses d´animaux morts, les abattis de boucheries, vont continuer à engraisser le cochon jusqu´au XIXe siècle, époque où l´élevage va prendre du poids et le roturier campagnard gagner quelques galons. (origine: le livre du cochon - Rustica)

La Saint Cochon

Pendant des siècles, nos campagnes ont vécu des hivers au rythme de cette fête, aussi peu religieuse que possible. Pourtant la communion se faisait autour de l´animal sacrifié. Entre la Saint-Martin en novembre et la Saint-Thomas en janvier, les températures fraîches créent des conditions idéales pour le tuer et le préparer avant que la viande tourne. L´événement inspire bien des noms selon les régions: matança, pèle-porc, pelère, tuaison, tuaille, tue-cochon, etc. Il est prétexte à de bons repas pendant que l´un prépare le boudin, l´autre les saucisses. Fin gourmet et spécialiste de la gastronomie, Blandine Vie raconte même, dans Gault Millau Magazine: "On allait jusqu´à enfouir l´os, le talon un peu rance, dans une potée ou une soupe quand il n´y avait plus de viande sur le cochon, afin de leur communiquer un inégalable fumet..."

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


Son élevage prend du poids - La lutte contre la faim

Si l´élevage du cochon a tôt pris de l´importance, c´est que l´animal, facile à nourrir et rustique à élever, peut satisfaire bien des appétits. Pendant des siècles, les disettes ont frappé villes et campagnes, faute, entre autres, de productions bien organisées. C´est dire combien la possession d´un cochon était précieuse pour remplir les saloirs qui permettaient aux plus modestes de passer l´hiver. Maréchal de France sous Louis XIV, Vauban y voit le meilleur moyen de lutter contre la famine. "Cet animal est d´une nourriture si aisée que chacun peut en élever, n´ayant point de paysan si pauvre qu´il soit qui ne puisse élever un cochon de son cru par an." Au XVIII siècle, le succès de la culture de la pomme de terre, nourriture de base du cochon, va faire de l´élevage français le plus dynamique d´Europe. Tout est découpé, apprêté et salé, des meilleurs morceaux aux moins bons. La vessie, soufflée et séchée, permet de conserver le tabac. La graisse entre dans la confection de pommades ou de savonnettes. Mais c´est l´Angleterre qui va impulser la sélection avec les premiers croisements entre truies du comté d´York et verrats siamois qui donneront naissance au Yorkshire.

Jusqu´au début du XIXe siècle, l´élevage porcin prospère encore grâce au lâcher de cochons dans les champs, après les récoltes, où ceux-ci récupèrent les grains et tubercules laissés, puis dans les bois, où ils trouvent, sous les chênes et les châtaigniers, les fruits nécessaires à leur gras. Cette graisse est alors autant recherchée que la viande, celle-ci étant davantage consommée que celle du bœuf, plus chère.

Cette pratique d´engraissement forestier est caractéristique de la Corse, des Pyrénées et du Massif central, riche de châtaigneraies importantes en Corrèze, en Haute-Vienne, et en Dordogne. On y rencontre d´importants effectifs porcins, ainsi qu´en Saône-et-Loire, devenue le premier département pour la production de pommes de terre en 1929. Celle-ci s´impose, cuite dans l´alimentation avec d´autres tubercules, des fourrages, les restes de meunerie, les déchets de cuisine et les eaux grasses.

Ailleurs, les fermiers réservent un enclos herbeux à leurs cochons; c´est le "coudert" des fermes de l´ouest et du sud du Massif central. En Alsace-Lorraine, un berger collectif (appelé "hardier") veille sur les troupeaux. A 12-15 mois, le cochon est engraissé mais en claustration afin d´obtenir des animaux très gras pesant de 200 à 250 kg. A l´aube du XXe siècle, chaque ferme dispose encore d´une ou de plusieurs soues ou souilles, avec ou sans courette. La porcherie fait lentement son apparition et désigne un bâtiment comportant plusieurs loges ayant un libre accès vers l´extérieur. Le début du confort?

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


Le temps des porcheries

Olivier de Serres (XVI-XVIIe siècle) préconises, une sorte de caillebotis pour maintenir les porcs au sec. Au début du XXe siècle, même si la notion de confort n´est pas à l´ordre du jour, des idées nouvelles circulent. Des agronomes recommandent, sans vraiment être entendus, la séparation entre les verrats, les truies et les gorets dans des loges de 5 à 6 m2. C´est le temps où l´on voit se développer les premières porcheries d´engraissement à côté des laiteries en Poitou-Charentes, en Savoie ou en Franche-Comté. Cela permet de nourrir à moindre frais les animaux avec le petit-lait et les eaux sales.

Vers le milieu du siècle, l´élevage en claustration gagne lentement les campagnes avec de petites unités; c´est l´époque du porc fermier nourri à base de pommes de terre cuites et de sous produits laitiers. La moyenne est de trois truies par exploitation, soit 8 à 9 porcelets vivants par portée, destinés à la production de porcs charcutiers plus précoces et pesant environ 100 kg à 6 mois. C´est aussi à ce moment que le porc Craonnais connaît la notoriété et que des races anglaises (Berkshire, Yorkshire) arrivent pour améliorer nos races locales comme le Normand.

Dans un ouvrage pratique paru en 1925, René Gouin n´hésite pas à écrire que "le porc est à la ferme l´animal le plus négligé » ....

« II est facile à tenir propre; s´il en est autrement, la faute en revient à l´éleveur .... Son logement est le plus souvent le local le plus sordide, sans air, sans lumière..." Les éleveurs plus avisés préfèrent installer des pavés, des auges, des baignoires avec parfois une brosse automatique pour le confort des bêtes. Ils veillent à ce que la température reste entre 14° et 22° dans des loges isolées (truies, verrats, gorets) mais ouvertes.

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


La révolution de l´économie porcine

A partir des années 1970, les élevages fermiers disparaissent progressivement face à l´urbanisation, tandis que s´accélère la mécanisation des exploitations. Moins de laiteries dans les campagnes, cela signifie moins de sous-produits laitiers disponibles, et la spécialisation des productions sonne le glas de beaucoup de petites porcheries.

En même temps, avec la production de masse, le cheptel s´accroît, mais sa répartition diffère d´une région à l´autre. Le Limousin et l´Auvergne perdent du terrain au profit des Pays de la Loire, du Nord-Pas-de-Calais et surtout de la Bretagne, dont le troupeau porcin passe de 1,5 million en 1964 à 3 millions de têtes en 1970, soit 30 % du cheptel français avec les Côtes-d´ Armor en tête. Dans le Finistère, la coopérative du Léon et du Tréguier est le premier groupement de producteurs, avec 1 million de porcs par an. Au total, 70 % de notre élevage porcin se situe à l´Ouest. Logiquement, l´abattage et la découpe se regroupent à proximité de ces régions. Cette concentration va de pair, dans le cadre du Marché commun, avec le développement de la concurrence danoise, néerlandaise et belge, d´où le premier Plan de rationalisation de la production porcine, non sans douleurs pour les petits éleveurs. Du soutien aux groupements de producteurs à la rénovation des porcheries, d´une meilleure sélection du cheptel aux contrôles des performances de croissance et des qualités de la viande, le cochon a vécu une "révolution" qui fut loin d´être silencieuse!

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


La fin de l´élevage fermier?

Avec 27 millions de porcs produits en 2005, la France occupe la troisième place au sein de l´Union européenne, derrière l´Allemagne et l´Espagne. Nous sommes même autosuffisants à 106 %; pourtant, il reste à peine 60000 éleveurs, et environ 5000 élevages possèdent 65 % du cheptel avec des unités de plus de 1000 porcs. C´est donc grâce à une organisation rationnelle que notre production est devenue la plus dynamique d´Europe. La concentration des élevages porcins s´est opérée surtout en Bretagne, dans les années 1960, avec le regroupement des unités d´abattage industriel. Aujourd´hui, les fabricants d´aliments pour bétail y sont aussi majoritairement localisés. Alors que la plupart des autres régions voient leurs effectifs fondre - et, hors les Pays de la Loire et Rhône-Alpes, aucune ne dépasse 5 % du cheptel total -la Bretagne regroupe à elle seule près de 60 % du cheptel, d´où les problèmes de pollution liés à l´élimination du lisier.

Rationalisation oblige, dans toute la France, des filières organisées se sont constituées, regroupant des éleveurs, des abatteurs et des structures de commercialisation. Elles représentent environ 95 % de la production, contre 25 % en 1970, et la majorité préfère commercialiser leur fabrication, d´où le développement des spécialités régionales.

Mais l´élevage fermier est-il vraiment fini? Le Centre d´information des viandes classe désormais les éleveurs parmi cinq catégories, selon leur niveau d´intervention dans le processus de production:

- Le naisseur commercialise des porcelets sevrés à 3-4 semaines, à un poids moyen de 7 kg ;

- le naisseur traditionnel (ou fermier) les commercialise à 2 mois et demi, à un poids moyen de 25 kg;

- chez le naisseur-engraisseur, les cochons nés sur l´exploitation sont vendus à un poids de 100-110 kg;

- l´engraisseur achète ses porcelets à 25 kg et les commercialise à un poids de 100-110 kg;

- enfin, le post-sevreur-engraisseur achète ses porcelets à 7 kg pour les engraisser jusqu´à un poids de 100-110 kg.

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Production porcine mondiale (chine en tête)

Nombre de porcs par an et par pays. Les données sont représentées sous forme graphique et permettent de voir et comparer plusieurs pays et/ou années. Les paragraphes suivants montrent les données selon les différentes catégories de porcs...

https www 3trois3 com statistiques porcines graficos #5

L´UE a produit 23,2 millions de t de viande de porc en 2016, soit 1,3% de plus qu´en 2015 et 1% de plus que le record antérieur en 2007. Les 5 principaux producteurs, les millions de tonnes produites et leur part de production en 2016 ont été : Allemagne 5,57 (24%), España 4,06 (17,5%), France 1,99 (8,6%), Pologne 1,96 (8,5%) et Danemark 1,57 (6,7%).

Voir d´autres statistiques ci-dessous:

https www 3trois3 com statistiques porcines


Vive le porc maigre!

Loin des idées reçues! Un cochon peut désormais être "maigre", ce qui ne signifie pas qu´il soit mince ou anorexique. Depuis trente ans, les chercheurs de l´INRA, avec l´IFIP-Institut du porc, les éleveurs et leurs organisations, cherchent à produire un animal moins gras, correspondant à nos goûts supposés de consommateurs, soucieux de mieux manger. La présentation de la viande, sa couleur, ses qualités organoleptiques (tendreté, jutosité, saveur...), mais également ses qualités diététiques (teneur en lipides, composition des acides gras, teneur en cholestérol), sont autant de données désormais prises en compte.

Cette orientation, vécue par beaucoup d´éleveurs comme la seule voie d´accès au marché européen et international, s´accompagne d´un désir de mieux élever, y compris dans le cadre de porcheries industrielles. Dans ce système d´élevage hors-sol, les cochons sont élevés par groupe: celui des truies gestantes, celui des porcelets sevrés, celui des porcs à l´engrais...

L´efficacité est là, avec environ 25 porcelets sevrés par femelle, contre 14 seulement dans les années 1960. Et chaque animal a gagné 5 kg de muscle par rapport à son ancêtre.

Aux critiques massives faites à l´encontre de cette évolution porcine a répondu le lancement d´études orientées vers le bien-être de l´animal.

En 2004, l´INRA lançait le programme "Porcherie verte": il s´agissait de comparer les résultats entre des élevages sur caillebotis et des élevages alternatifs sur litière de paille avec accès libre à l´extérieur (courette). Les chercheurs ont obtenu une viande plus juteuse, une forte réduction des odeurs et moins de pathologies respiratoires.

Désormais, la législation impose aux exploitations créées après le 1er janvier 2003 la conduite en groupe des truies gestantes et des cochettes (jeunes truies), pendant quatre semaines après la saillie et jusqu´à une semaine avant la saillie. Chaque animal doit disposer d´un espace de 1,64 m² par cochette et 2,25 m2 par truie (7,5 m: en élevage bio), surface augmentée de 10 % pour les groupes de moins de six animaux et diminuée de 10 % pour ceux de plus de 40 têtes. La case doit faire au minimum 2,80 m de long. Les autres élevages ont jusqu´au 1ier janvier 2013 pour respecter ces nouvelles normes.

En même temps, l´élevage en plein air gagne lentement du terrain. Une étude anglaise le confirme, les porcelets élevés ainsi sont moins agressifs. Ils explorent davantage leur environnement et se battent plus rarement pour accéder aux mamelles de la truie. Juste écho de ces préoccupations, l´oeuvre d´assistance aux bêtes d´abattoir (OABA), présidée par un vétérinaire, remettait en 2005 à Eric Simon, éleveur de cochons en plein air dans le Tarn, un prix pour le récompenser de ses efforts (OABA, 10 place Léon-Blum, 75011 Paris ou www.oaba.fr).

D´autres initiatives voient le jour sous différentes mentions: agriculture biologique, agriculture raisonnée... Autant de démarches qui prennent en compte le respect de l´environnement, l´attente des consommateurs et l´intérêt économique des éleveurs. Mais garantir le "lien au sol" de notre sympathique cochon, c´est aussi mieux le connaître et mieux apprécier ses besoins!

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica


L´élevage biologique

L´élevage de porc biologique repose sur trois principes :
-l´origine biologique de l´alimentation
-le bien-être animal et son espace de vie
-le lien au sol
-En agriculture biologique, les races de porcs pouvant s´adapter le mieux à la vie en extérieur sont privilégiées. Les truies disposent de 1 000 m2 en plein air avec un abri paillé. Le porc, quant à lui, est élevé soit sur paille, dans un bâtiment ouvert, soit en plein air dans un champ avec abri. Une truie consomme 1 600 kg d´aliments par an : 60 % de céréales, les 40 % restant étant composés de pois, féveroles et de minéraux.
L´élevage bio garantit des conditions d´élevage plus respectueuses de l´environnement et une alimentation plus saine pour les animaux. Cependant, elle n´offre pas de garanties totales en matière de bien-être animal.
En 2010, l´élevage de porcs biologiques représente moins de 0,5 % de la production nationale de porcs en France. L´agence Bio dénombre 286 ...

Source: https fr wikipedia org wiki %C3%89levage porcin

Souffrance animale en élevage biologique:

La castration des porcelets pratiquée en agriculture conventionnelle est également prévue dans le cahier des charges bio. 85 % des porcelets d´une semaine subissent cette mutilation devant empêcher une odeur désagréable à la cuisson, nommée « odeur de verrat ». La castration doit être pratiquée avec une anesthésie ou une analgésie comme la bombe à froid. Or très souvent, les porcelets ne bénéficient pas d´anesthésie car l´éleveur ne peut pas la pratiquer lui-même. Les analgésiques, de leur côté, sont très insuffisants pour contrer l´effet d´une telle douleur

Quelques règles de l´élevage bio

La nourriture doit être bio et 40 % des matières premières provenir de l´exploitation. Les jeunes reçoivent du lait naturel pendant au moins 40 jours. À l´intérieur, les cochons bénéficient d´une aire de couchage avec litière et, à l´extérieur, d´une aire d´exercice pour leurs besoins naturels et pour fouir. L´élevage est limité à 1 500 porcs charcutiers produits par an et à 200 truies élevées. Les cochons de lait vendus doivent être nés et élevés en agriculture biologique; l´âge minimal d´abattage est de 182 jours. 

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica

LES CHIFFRES CLÉS DE LA FILIÈRE PORCINE BIO

Cheptel national fin 2018 :

-12 124 truies reproductrices conduites en bio, dont 1000 en conversion
-1,3 % du cheptel de truies en France
-40 % du cheptel bio dans le Grand Ouest de la France

En France :

-9 % de naisseurs
-45 % de naisseurs engraisseurs
-46 % d’engraisseurs (nombre d’engraisseurs en hausse)
Alimentation porcine : environ 80 % du prix de revient
115 260 porcins abattus en 2017 → 11 170 tonnes

LA PRODUCTION

Marquée par un net ralentissement des conversions entre 2012 et 2014 (la production avait quasiment doublé entre 2008 et 2012), la filière a connu une nouvelle phase de développement entre 2016 et 2018.
Le principal bassin de production de porc bio se situe dans le ...

Suite: https www produire bio fr filiere porcs bio


La belle famille des Suidés regroupe des mammifères non ruminants. Ils ont en commun un corps cylindrique, un cou court, une grosse tête, souvent des membres fins et des pattes terminées par des onglons. Bienvenue aux cousins sauvages du cochon!

Le babiroussa

Cette espèce, protégée au niveau mondial, vit dans les forêts marécageuses d´Indonésie. Elle se distingue par sa peau presque nue, sa couleur gris cendré, son dos bombé et ses étonnantes canines. Longues et recourbées, elles ont inspiré son surnom de "cochon-cerf". Pesant environ 100 kg, ce suidé laboure beaucoup moins le sol que son cousin domestique, préférant se nourrir de feuilles et de fruits. La femelle ne possède que deux mamelles. On connaît quatre sous-espèces de babiroussa.

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica

 

https fr wikipedia org wiki Suidae

Les babiroussas ou babyrousas forment un genre de suidés. Le nom provient du malais, babi (« porc ») et rusa (« cerf »)...


Le pécari à collier

Cet animal vit en Amérique latine, des forêts du Mexique aux grands massifs brésiliens. Le pécari à collier possède de courtes canines pointées vers le bas, une très petite queue, des pattes fines. Il mesure environ 1 m de long pour 20 à 30 kg et sa robe est brun-noir. Il vit en petite bande familiale. Très proche, le pécari à lèvres blanches a un poil plus long, une tâche blanche sur la face, et il vit en troupeau. Les pécaris se nourrissent de baies, de bulbes et, à l´occasion, d´insectes et de reptiles.

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica

Le pécari à collier est une espèce de mammifères, de la famille des Tayassuidae, présente en Amérique du Sud, en Amérique centrale, au Mexique et dans le sud des États-Unis (jusqu´au Texas et en Arizona). En France, sa présence à l´état sauvage se limite à la Guyane française. Les explorateurs français du XVIIIe siècle l´appelaient « Tajaçou » ou « Tajassou » ...


Le phacochère

C´est une espèce familière des savanes africaines. Elle se remarque surtout par sa crinière brune, ses poils clairsemés et ses défenses constituées de canines recourbées vers le haut. Des armes utiles pour se défendre contre les

carnivores! Le phacochère mesure environ 1,50 m de long, pour un poids de 50 à 150 kg. Il se nourrit de racines, de tubercules, et broute même les hautes herbes. Ce mammifère sociable vit avec un harem de femelles et leurs petits. Signe particulier: son goût pour les terriers.

Citons un cousin proche et plutôt nocturne, le potamochère, roux de couleur, avec des oreilles pointues surmontées d´un pinceau de poils.

Origine: le livre du cochon par Alain Raveneau - Edit.Rustica

Le Phacochère, ou sanglier des savanes, est un genre (Phacochoerus) de mammifères africains de la famille des Suidae. Il comprend deux espèces, qui comptent elles-mêmes plusieurs sous-espèces: le Phacochère commun (Phacochoerus africanus) et le Phacochère de Somalie (Phacochoerus aethiopicus)...


Le sanglier

Voilà bien une espèce qui ne risque pas de disparaître de sitôt! Près de 450000 sangliers sont prélevés chaque année en France par les amateurs de grand gibier. Les régions Alsace, Champagne-Ardenne, Provence-Alpes-Côte d´Azur ont les populations les plus importantes. Les chasseurs lui attribuent différents noms: marcassin quand il est jeune avec son pelage-rayé, "bête rousse" à 6 mois, "ragot" à 2 ans, et laie pour la femelle. Cette dernière met bas entre 2 et 6 marcassins après quatre mois de gestation. Elle rejoint ensuite un groupe familial, appelé "compagnie", mené le plus souvent par une laie âgée. Le jeune mâle devient bête de compagnie jusqu´à l´âge de 2 ans. A partir de 7 ans, c´est un "solitaire".

Animal assez sédentaire, le sanglier a besoin d´un territoire de 500 à 1000 ha, il se nourrit de bulbes, de racines, de tous les fruits forestiers et, à l´occasion, de lombrics et autres invertébrés. L´espèce compte nombre de sous-espèces: le sanglier à barbe au Vietnam, le sanglier nain aux Philippines, le sanglier pygmée en Indonésie, le sanglier à crinière à Sumatra et en Malaisie, etc.

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Le sanglier d´Europe, sanglier d´Eurasie ou plus simplement sanglier (Sus scrofa), est une espèce de mammifères omnivores, forestiers de la famille des Suidés. Cette espèce abondamment chassée est aussi considérée comme une espèce-ingénieur, capable de développer des stratégies d´adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant...


Le "cochon de terre" ou oryctérope

Classé parmi les plus puissants fouisseurs des mammifères sauvages, l´oryctérope a bien mérité son surnom de "cochon de terre". Il a la silhouette du cochon, en plus étiré avec son long museau effilé, ses grandes oreilles et sa longue queue. En fait, cet oryctérope est l´unique survivant de l´ordre des Tubulidentés, se nourrissant de fourmis et de termites qu´il capture avec sa langue allongée et collante. Ce "cochon" singulier au pelage brun se nourrit aussi de champignons et de melons sauvages. Capable de creuser de profonds terriers avec ses pattes griffues, l´oryctérope vit en solitaire dans les déserts africains. Il pèse de 40 à 70 kg.

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L´Oryctérope du Cap (Orycteropus afer), parfois appelé cochon de terre par traduction de son nom en afrikaans erdvark (anciennement aardvark) est un mammifère essentiellement termitivore d´Afrique, qui joue un rôle écologique important en contrôlant l´extension des populations de termites. Il ne s´agit toutefois pas d´un fourmilier, ces derniers appartenant au super-ordre des xénarthres...


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